lundi 26 janvier 2009

Page une

En hommage à un recueil que je n'ai pas écrit, hormis dans ma tête.

Premier ressentiment :
L'impatience.

La terrible impatience qui fauche tout. Ce n'est pas faute d'avoir torturé mon être par de longs voyages en train, les yeux grands ouvert sur de vides paysages, à rien penser.
Je n'ai jamais été capable d'éprouver de la patience. Sans doute lié à mon astrologie ( on me le dit souvent ) Lion ascendant lion. Un mélange détonnant.
Je ne m'attarde pas, je vais de l'avant, je chasse les problèmes de manière radicale. Si j'ai un problème, je le supprime et je trace ma route. Étant solitaire de nature, malgré un fort penchant social.
Je ne sais pas attendre. Je n'ai jamais été capable de faire un choix précis sachant ce qu'il allait me coûter. J'ai toujours essayé de plier les éléments pour assimiler deux choix entre eux.
Alors même que je cherche un appartement, que j'ai vu une chouette annonce mais qu'il me faut me plié à d'improbable impératif de date.
J'ai toujours voulu simplifier les choses. Ma vie fut par le passé et encore maintenant déjà suffisamment compliqué.
J'ai attendu vingt ans, j'ai dû attendre vingt ans avant que mon père et moi nous nous parlions. J'en conserve malgré moi, malgré mes efforts pour m'en détacher, un fort ressentiment, un grand manque.

La vie est bien compliqué, d'où mes efforts. Constants.

Vient ensuite les amis. J'ai la chance d'avoir forgé de solides amitiés. Malheureusement elles sont bien rares. Mon ami me manque un peu, celui pour qui je donnerais ce que je n'ai pas, et qui ferait pareil pour moi. Je le sais, nous l'avons fait.
Il est difficile de pouvoir compter sur quelqu'un de nos jours, et de tous temps.

Pour conclure ce premier message, qui survole le problème, je dirais qu'il est difficile de s'adapter à la réalité une fois que l'on est sorti. J'ai toujours l'arrière-goût de cette ruelle au fond de mes souvenirs.
Lorsque l'on sait qu'au dernier moment, ce n'est pas la film de sa vie qui passe devant ses yeux mais un grand vide assourdissant qui vous vrille à jamais, c'est difficile.

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